bonheur.jpg Ah, Le bonheur… Quelque chose que nous sommes beaucoup à chercher à atteindre jour après jour mais parfois nous avons l’impression que plus nous essayons, plus il s’éloigne. Nous pensons souvent que nous atteindrions le bonheur « si seulement » notre situation et les circonstances étaient différentes. Avez-vous déjà pensé cela vous aussi ? Alors lisez la suite !

Certains cherche le bonheur dans l'argent, les autres dans l'amour, d'autres encore dans le pouvoir.. Peut-on réellement l'atteindre ? Les études de psychologie examinant la relation entre bonheur et richesse confirment en tous cas le dicton « l'argent ne fait pas le bonheur.. » Non seulement les personnes les plus riches d'une société ne sont pas toujours les plus heureuses, mais les habitants des pays les plus pauvres sont parfois plus heureux que ceux des pays favorisés.


  • L'illusion du bonheur parfait

Universellement, l'être humain cherche donc à être heureux, il peut errer dans sa quête du bonheur. Souvent l'être humain chercher son bien être en réalisant dans sa vie ce qui convient à l'homme pour son plein épanouissement. Il cherche quelque chose qui s'accorde avec sa nature, quelque chose qui lui donne une perfection plus grande. Ce bien réel humain se retrouve du côté des tendances naturelles de l'homme, à savoir : Le pardon vaut mieux que la vengeance. La paix vaut mieux que la discorde. Le don vaut mieux que l'avarice. La vérité vaut mieux que l'erreur. La bonté l'emporte sur la haine. La connaissance est préférable à l'ignorance, la beauté à la laideur. Et ainsi de suite. Ces parcelles de bonheur conduisent à une certaine satisfaction dans l'homme, mais peuvent-elles lui donner le bonheur parfait ?

Le bonheur parfait n'existe donc pas. Les plaisirs et les joies de la vie ne nous comblent jamais. Lorsqu'ils sont là, ils procurent un certain bien transitoire mais jamais un bien total. La peur de perdre les biens trouvés, la crainte de ne pas pouvoir les renouveler, la faim et la soif d'en avoir plus, font que tout plaisir ne satisfait jamais le coeur humain. Le coeur humain est trop grand pour trouver satisfaction dans les limites des biens purement éphémères.

L'homme trouve plaisir à chercher la vérité, mais il ne trouve jamais la satisfaction de la découverte de toute la vérité. Il cherche son bien, mais il ne trouve jamais la satisfaction d'un bien qui le comblerait entièrement. Les paroles de Salomon, au terme d'une longue vie qui lui avait fourni toutes les joies et tous les plaisirs, résonnent à ses oreilles :

« Vanité des vanités, tout n'est que vanité ! » (Écclésiaste I:2).

Le bonheur humain est possible jusqu'à un certain point, mais il n'est pas durable. Chacun pourrait dire qu'il n'y a pas de bonheur... heureux. On pourrait accumuler tous les biens matériels possibles, y ajouter les honneurs, les plaisirs les plus divers, la renommée, la sagesse et quoi encore...l'homme continuera à soupirer après quelque chose d'autre qu'il n'a pas pu trouver et qui, cette fois-ci, pourrait le combler. Mais, au fait, qu'est-ce qui pourrait satisfaire ce coeur toujours insatisfait? Il doit y avoir quelque chose ou quelqu'un qui pourrait le faire, puisque ce désir infini ne semble pas pouvoir être satisfait par nos propres quêtes de bonheur.

Même les réponses qui nous viennent des philosophes sont tellement disparates et opposées, elles nous laissent tous un peu pantois. Il semble qu'il faille chercher ailleurs pour combler la soif de bonheur du coeur humain. Il nous faut bien comprendre une chose : que la fin pour laquelle l'homme a été créé, est pour le propre plaisir de Dieu, pour sa possession, lui son Créateur. Il peut sembler naïf d'écrire cela aujourd'hui, mais il ne faut pas avoir peur de le dire et le redire.

L'homme, adorateur du Dieu créateur, ne se diminue pas en se référant à Lui. Tout au contraire, en adorant le Dieu qui le fait être dans l'existence, il accomplit déjà toute sa finalité, qui est la possession de Dieu. De par sa nature de créature, l'homme tend au bonheur complet. Les philosophies ne donnent que partiellement une réponse à ses aspirations. Mais, comme dit l'apôtre Paul, toutes les sagesses s'effondreront un jour. Il ne restera que l'Amour, ce vers quoi le coeur de l'homme tend inconsciemment.

Le Créateur nous donne les biens de cette vie pour en user et non pour en abuser. Les biens humains (matériels et spirituels) ne sont là que pour nous aider à atteindre notre fin. La fin de l'homme, c'est le bonheur, soit ! Mais le bonheur total n'est pas possible ici-bas. Le coeur de l'homme vibre au rythme d'un bonheur plus grand, qu'il entrevoit à travers le voile de la présente existence. Le véritable bonheur sera la contemplation de celui qui triomphe à jamais de la mort et accorde, par grâce, la vie qui ne vient que de lui.

  • Le bonheur est en Dieu

Dans la Bible le mot heureux est utilisé près d'une centaine de fois. Son message, loin d'être triste et ennuyeux, est porteur d'une espérance et d'une vie qui apportent à tout homme qui l'accepte, un bonheur serein et durable. Celui-ci ne dépend pas des circonstances, bonnes ou mauvaises, de la vie, mais d'un état intérieur. La source du bonheur se trouve en Dieu. Lui seul peut rendre l'homme heureux, au moyen de la paix et de la satisfaction qu'il met dans le coeur lorsqu'on se confie en Lui.

Dans le plus célèbre des psaumes, David dit : que le bonheur et la grâce l'accompagnent tous les jours de sa vie. David ne nous promet pas le bonheur, il ne nous dit pas : faites ceci et vous aurez le bonheur. Il ne nous dit pas non plus : c’est dans la vie future que vous connaîtrez le bonheur. Non, David témoigne de son bonheur, d’un bonheur présent comme de quelque chose de tout simple qui l’accompagne dans les bons jours, mais aussi dans les jours terribles.

Et David en a connu, des jours sombres, il les évoque à travers cette image de la vallée d’ombre et de mort, ces jours terribles où son fils meurt par sa faute, jours terribles où il est poursuivi par la jalousie de son roi, et les jours de terrible honte après les crimes qu’il a commis…

« Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours. » (Psaumes 23:6)

Merveilleuse déclaration que nous aimerions tous bien vivre ! Déclaration faite alors qu'il venait de parler de la vallée de l'ombre de la mort et d'adversaires en face de lui. Deux situations dans lesquelles le coeur a toutes les raisons de se troubler en imaginant le pire, mais dans lesquelles David pouvait pourtant se mouvoir sans crainte puisque l'Éternel était son berger et que Dieu avait tous les attributs pour défendre la brebis qui se confiait en lui. Ce psaume ne nous enseigne-t-il pas le secret du bonheur ? Ce bonheur qui ne manquera pas de se lire sur notre visage, de s'extérioriser dans notre vie à tel point que nous ferons envie à notre entourage !

Mais quel est donc ce bonheur dont nous parle David ? C’est ce même bonheur dont nous parle Jésus dans les évangiles, un bonheur plus fort que les pleurs, que le dénuement, les persécutions, la haine et le mépris. Ce bonheur ne dépend donc pas de ce qui nous arrive dans notre vie, c’est plus profond que ça.
C’est une façon d’être qui permet de vivre son bonheur comme une grâce tous les jours de sa vie : dans l’abondance, quand la vie est comme un paradis de verts pâturages et de ruisseaux paisibles, ou tout au contraire comme dans le face à face avec la peine, les vallées d’ombres et de morts, les difficultés de toutes sortes.

Bien entendu, il n’est pas question ici de bonheur total, à 100 %, mais d’un bonheur qui existe quand même réellement, comme quelque chose d’un peu mystérieux qui est là, dans notre vie, parfois tout contre nous, parfois un peu plus enfoui, caché, mais quand même réellement là, chaque jour.

Comme nous l'avons vu plus haut, il s'avère qu'à chaque époque, pour chaque peuple, dans chaque civilisation, on désigne le bonheur suivant des aspirations les plus variées : posséder des richesses, vivre l’harmonie affective, avoir une nombreuse descendance, réaliser ses rêves, vivre dans la paix, faire des découvertes scientifiques, avoir de la notoriété…

Aujourd’hui, dans nos sociétés individualistes chacun cherche par lui-même son bonheur, et face à la légitime aspiration des hommes à vivre une vie heureuse, la foi chrétienne n’utilise pas un concept du type "chemin de bonheur" mais propose d’entendre l’interjection « Heureux », c’est à dire un appel, une vocation à la béatitude. Reprenant les promesses faites à Israël depuis Abraham, la prédication et la vie de Jésus, les accomplissent en les ordonnant au Royaume de Dieu (ou des cieux) :

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! » (Matthieu 5:10).

La bénédiction mentionnée ici concerne ceux qui souffrent. Encore une fois, le Seigneur Jésus bouleverse notre échelle des valeurs. Le système de valeurs de notre monde considère avec bien peu d’estime ceux qui souffrent. "Misérables sont ceux qui souffrent", devrait-on lire. Ils sont ceux que l’on devrait prendre en pitié, l’enseignement de Jésus nous force à voir la souffrance sous un angle totalement différent. Selon l’opinion de Jésus, ceux qui souffrent devraient faire l’envie des hommes, ils sont proclamés bienheureux par Dieu.

Prenons conscience de cette part de bonheur qui nous accompagne, nous reconnaissons que ce bonheur est une grâce, un don incroyable. C’est une grâce d’être capable d’être un peu heureux alors que les circonstances ne suffisent pas à expliquer. C’est ce qui amène David à rendre grâce à Dieu pour son bonheur, et c’est, là aussi, quelque chose de fondamental pour nous.

Combien de personnes cherchent le bonheur et ne le trouvent jamais, parce qu'elles le cherchent dans les biens matériels, dans les choses éphémères de ce monde, au lieu de le chercher auprès de celui qui en est l'auteur et la source : Dieu lui-même! Si les hommes connaissent tant de mal être sur terre, particulièrement dans les pays où il y a surabondance de biens, n'est-ce pas parce qu'ils ont oublié quelle heureuse satisfaction peut leur procurer une communion personnelle avec leur Créateur? Notre civilisation moderne a cru pouvoir se passer de Dieu et de toutes les valeurs morales et spirituelles que sa Parole, la Bible, nous apporte. Cela l'a plongé dans une voie de misère et de mort.

Georges Steiner, dans son livre: "la culture contre l'homme", montre comment l'homme moderne est devenu inconscient et aveugle. Orgueilleux de sa culture occidentale, il ne se rend pas compte de sa folie et de son caractère suicidaire. Pour cet auteur contemporain, le glas a sonné pour l'occident.

"Notre culture, écrit-il, est une culture morte. Poussée toujours plus vers l'érudition, rendue capable, grâce aux ordinateurs, de tout connaître et de tout emmagasiner, notre culture est devenue morte à la véritable vie des hommes; elle est morte à leurs besoins les plus immédiats; elle est morte, puisqu'elle est incapable de les aider à résoudre leurs problèmes."

Pourquoi ne pas dire plus ouvertement ce qu'au fond de son coeur, tout homme ayant encore un brin de bon sens s'avoue secrètement, même s'il en est inconscient? Pourquoi ne pas nommer Dieu? Car en tout état de cause, Dieu reste notre seule espérance! Quel est l'homme qui, sentant sa fin prochaine, ne ressent pas cet ultime sursaut dans sa conscience, qui cherche encore à le ramener à la réalité, et même à la vérité! A la vérité de ce Dieu créateur de toutes choses, sans lequel rien ne saurait subsister et qui nous dit :

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos, prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. car mon joug est doux, et mon fardeau léger.» (Matthieu 11:28-30).

A bien des hommes et des femmes qu’il a rencontrés lorsqu’il était sur cette terre, Jésus a offert un changement de vie et de destinée, il a comblé leurs besoins fondamentaux et les a libérés de la puissance asservissante du péché qui les séparait de Dieu, ces gens ont trouvé le bonheur. Considérant ce fait, que rien ne ressemble plus au bonheur que de vivre en communion chaque jour avec Jésus-Christ, dans la proximité de notre Créateur. Chaque heure passée dans sa présence sous son saint regard est bonne, c’est là le bonheur. Les hommes recherchent le bonheur dans des passions, dans la course effrénée à l’argent, dans les biens de consommation, dans toutes sortes d’activités pour, au final, constater que leur cœur est toujours aussi peu rassasié et vide.

« Plusieurs disent: Qui nous fera voir le bonheur? Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel! Tu mets dans mon coeur plus de joie qu'ils n'en ont Quand abondent leur froment et leur moût. Je me couche et je m'endors en paix, Car toi seul, ô Éternel! tu me donnes la sécurité dans ma demeure. » (Psaume 4:7-9).

L'apôtre Paul, pouvait dire lui-même, que la source de son bonheur était d’avoir sa vie remplie par le Christ : « Christ est ma vie, et mourir m’est un gain » (Philippiens 1:21).

  • Conclusion

Faisons donc le bon choix, prenons plaisir à méditer la Parole de Dieu. Restons enracinés dans la Parole incarnée, Christ. Notre vie est-elle un "'arbre fruitier vigoureux" produisant du bon fruit, une "lumière qui brille devant les hommes?". Apportons le "bonheur" en Christ aux hommes. Le secret de notre réussite est en Christ et en sa Parole éternelle. Jésus nous invite à faire de même en se faisant serviteurs les uns des autres et il dit :

« Vous êtes heureux si vous savez cela et si vous le mettez en pratique ». (Jean 13:17).

Jésus nous propose de vivre de ce bonheur vrai en prenant conscience de l’amour dont Dieu nous a aimé, en nous laissant construire, créer, mettre en mouvement par cet amour. Alors nous pourrons nous aimer les uns les autres, aimer et nous laisser aimer, servir et se laisser rendre service selon les occasions, dans la gratitude et l’émerveillement. Oui, il y a une vraie joie, un vrai bonheur à recevoir de Dieu le mouvement et l’être (Actes 17 :28). Et il y a une plus grande joie ensuite, une joie qui complète la première, celle de donner et de servir à notre tour.

« Comme le Père m’a aimé, nous dit Jésus, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes paroles, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les paroles de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète. » (Jean 15:9-11).

Sache que tant que tu vis loin de ton Créateur, tu ne peux atteindre le bonheur ! Mais la possibilité t’est laissée de te tourner vers Dieu et de lui demander de pardonner tes péchés, de changer ta vie, de te libérer et de te purifier. Si tu es sincère dans ta démarche, cette rencontre avec Jésus-Christ bouleversera ta vie et te fera vivre la réalité du bonheur. Ce bonheur commence sur terre en dépit des circonstances malheureuses dont la vie peut être jalonnée et il se poursuivra dans l’éternité car dans le Ciel, la félicité ou bonheur éternel sera l’héritage des croyants. Ce bonheur dépend de la seule présence éternelle de Dieu. Il n’y a pas d’autre voie. Le roi Salomon, après avoir cherché la satisfaction du cœur, dira :

« le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu, parce qu’ils ont de la crainte devant lui » (Ecclésiaste 8:12).

Il s’agit d’une crainte respectueuse et non d’une peur panique. Que Dieu vous donne de connaître, comme Paul et tous ceux qui ont mis leur confiance en Jésus, de vivre avec lui la réalité du bonheur !

Que Dieu vous bénisse !


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